Le Pen: Les gains énormes au parlement français sont un « événement sismique »

Le Pen: Les gains énormes au parlement français sont un « événement sismique »

La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen a déclaré lundi que la poussée extraordinaire de son parti aux élections législatives du pays était une « victoire historique » et un « événement sismique » dans la politique française.

De nombreux électeurs lors du scrutin de dimanche ont opté pour des candidats d’extrême droite ou d’extrême gauche, privant l’alliance centriste du président Emmanuel Macron d’une nette majorité à l’Assemblée nationale. Le Rassemblement national de Le Pen a remporté 89 sièges sur 577 députés, contre un total précédent de huit. De l’autre côté de l’échiquier politique, la coalition de gauche Nupes, dirigée par l’intransigeant Jean-Luc Mélenchon, remporte 131 sièges et devient la principale force d’opposition. L’alliance centriste de Macron Ensemble ! a remporté le plus de sièges – 245 – mais a perdu 44 sièges d’une majorité droite dans le parlement le plus puissant de France.

Le résultat des élections législatives est très inhabituel en France et les bonnes performances du Rassemblement national Le Pen et de la coalition Melenchon – composée de son parti d’extrême gauche, La France insoumise, des socialistes, des verts et des communistes – vont rendre la tâche plus difficile. pour Macron de mettre en œuvre le programme sur lequel il a été réélu en mai, notamment des réductions d’impôts et le relèvement de l’âge de la retraite en France de 62 à. Le parti d’extrême droite de Le Pen dispose désormais de suffisamment de législateurs pour former un groupe formel à l’Assemblée nationale et solliciter des sièges dans d’autres commissions, notamment une commission d’enquête parlementaire et celles traitant de la défense et de la politique étrangère.

De plus, le Rassemblement national dispose désormais d’assez de sièges – plus de 58 – pour lancer une motion de défiance à l’égard du gouvernement qui peut déboucher sur un vote de défiance.

La Première ministre Elisabeth Borne a laissé entendre dimanche soir que l’alliance de Macron chercherait de « bons compromis » avec les législateurs de diverses forces politiques. Macron lui-même n’a pas encore commenté les résultats des élections.

Son gouvernement aura toujours la capacité de gouverner, mais seulement en négociant avec les législateurs. Les centristes pourraient essayer de négocier au cas par cas avec les législateurs du centre-gauche et du Parti conservateur, afin d’éviter que les législateurs de l’opposition ne soient suffisamment nombreux pour rejeter les mesures proposées.

Le gouvernement peut aussi occasionnellement recourir à une mesure spéciale prévue par la Constitution française pour voter une loi sans vote. Une situation similaire s’est produite en 1988 sous le président socialiste François Mitterrand, qui a alors dû chercher le soutien communiste ou centriste pour faire passer les lois. « Je ne suis rien et même si je votais, je ne saurais même pas pour quoi je vote », a déclaré Gault.

Aurélie Cruvilier, employée de banque dans la capitale française, a déclaré que le résultat du vote de dimanche était déroutant car « nous votons pour des candidats que nous n’aimons pas alors que nous devrions peut-être voter pour des idées ou au moins des questions importantes ».

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