Le Canada obligera YouTube, TikTok et les streamers à augmenter le contenu national

Le Canada obligera YouTube, TikTok et les streamers à augmenter le contenu national

Le gouvernement affirme que des mesures sont nécessaires pour favoriser la croissance du secteur culturel national et rendre le contenu canadien plus accessible

OTTAWA – Le Canada a approuvé une législation qui cible ce que les plateformes de partage de vidéos et d’audio comme YouTube et TikTok peuvent diffuser à un public canadien, alors que le pays suit les traces de l’Europe en imposant un fardeau réglementaire plus lourd au secteur numérique.

Il s’agit de la deuxième tentative en autant d’années par le gouvernement libéral du Canada d’obliger les plateformes numériques, y compris les sociétés de diffusion en continu comme Netflix Inc., à mettre en évidence des artistes canadiens sur leurs services lorsque les utilisateurs avec une adresse de protocole Internet canadienne se connectent. nouvelles mesures, les utilisateurs qui recherchent de la musique, des émissions de télévision, des films ou des courts métrages vidéo de bricolage obtiendraient des résultats incorporant un certain quota de contenu canadien.

YouTube, une unité d’Alphabet Inc., TikTok, et les grandes sociétés de diffusion en continu, dont Netflix, ainsi que des experts juridiques et certains artistes canadiens, se sont soit opposés à la décision du Canada, soit ont mis en garde contre des conséquences imprévues, comme blesser les gens la nouvelle politique est destiné à aider.

Des pays comme le Canada se tournent de plus en plus vers des changements réglementaires pour protéger les intérêts nationaux à la lumière des grandes percées que les plus grandes entreprises numériques du monde ont faites en transformant la façon dont les ménages regardent les émissions, écoutent de la musique, mènent leurs activités quotidiennes et consomment des nouvelles.

Une législation similaire au Canada l’année dernière a déclenché un débat sur la liberté d’expression. L’effort de 2021 n’a pas réussi à obtenir l’approbation finale avant que le premier ministre Justin Trudeau ne déclenche des élections anticipées l’été dernier que son Parti libéral a remportées. À l’époque, la législation canadienne était considérée comme l’un des efforts les plus ambitieux d’une démocratie occidentale pour réglementer Internet.

Depuis lors, les législateurs européens ont convenu d’un ensemble de règles visant à obliger les entreprises technologiques à assumer davantage de responsabilités pour le contenu que les utilisateurs publient en ligne.

La législation européenne comprend de nouvelles normes pour la suppression des contenus illégaux et une interdiction de la publicité ciblée destinée aux enfants, entre autres dispositions. Les grandes plateformes de médias sociaux, telles que Twitter Inc. et Facebook de Meta Platforms Inc., devront également procéder à des évaluations régulières des risques et rendre leurs algorithmes disponibles, sous peine d’amendes pouvant atteindre 6 % de leurs revenus mondiaux annuels. La législation européenne devrait entraîner des changements dans le mode de fonctionnement de certaines entreprises technologiques et pourrait avoir un impact sur d’autres marchés à l’échelle mondiale.

Les diffuseurs de télévision et de radio au Canada sont obligés de diffuser un certain quota de contenu produit au pays comme condition de licence, une politique qui remonte à des décennies et vise à protéger le secteur culturel canadien et à contrer l’afflux de programmation américaine. Selon la licence, les radiodiffuseurs du secteur privé sont tenus de diffuser entre 35 % et 50 % de contenu canadien. La nouvelle législation soumettrait les plateformes Web et les sociétés de streaming à des conditions similaires, a déclaré Pablo Rodriguez, le ministre chargé des affaires culturelles.

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